jeudi 29 janvier 2015

Se donner les moyens de la souveraineté numérique

"Cloudwatt et Numergy étaient censés être les armes de la France en matière de cloud. À l’heure actuelle, cela s’apparente à un beau gâchis. En ayant l’idée du Cloud souverain, l’idée de la France était légitime : ne pas laisser l’hégémonie du cloud aux Américains. Cette ambition politique de vouloir faire entrer l’Hexagone dans l’économie du Cloud était certainement une ... Lire la suite »

Comment la France pourrait-elle rivaliser avec les offres US ?
La stratégie de conquête des acteurs US est basée sur la gratuité du Giga des boites mails, la simplicité de mise en oeuvre du commerce électronique et des machines virtuelles , l'Intelligence Artificielle et l'analyse prédictive du BIG DATA, l'efficacité du référencement des sites, adossé aux géants Amazon, Google, Microsoft, IBM.

Ce n'est pas en décidant qu'on deviendra numéro 1 du Cloud qu'on le devient. Il faut favoriser l'émergence du numéro 1 du Cloud Français en créant l'écosystème favorable. Oui, nous avons besoin d'un Google Français, d'un Amazon Français, d'un IBM Français et même d'un Apple Français si nous voulons nous donner les moyens d'une quelconque souveraineté, au risque de n'être doté in fine que d'une souveraineté quelconque.
Ou sont-ils les Bulls, les Voila, les Alapage, ?
Qui offre souverainement 15 Go et une boite mail gratuite à qui en a besoin en France ?
Qui permet souverainement à des TPE et PME d'utiliser gratuitement des outils dans le nuage pour faire des sites web, partager des documents ?

Faut-il conclure que nous avons pris trop de retard et que le centre de gravité des infrastructures s'est déplacé dans les salles d'hébergement nord américaines, ne nous laissant que le loisir de les exploiter et nous rendant chaque jour plus dépendants et transparents ?

L'écosystème numérique Français est un jardin à créer, à entretenir et à protéger. Nous devons chercher le "Lenotre" de notre jardin numérique, pour que dans 200 ans d'ici on se promène encore dedans.

A défaut, le cloud deviendra le client serveur généralisé, avec une Europe cliente des serveurs Américains et bientôt Chinois.

Alors, spectateurs ou acteurs ?