mardi 2 septembre 2008

La levée de doute vidéo sans fil en extérieur est disponible, n'est-ce pas de la vidéosurveillance ?

Depuis longtemps on attendait le mélange de la télésurveillance et de la vidéosurveillance mais ces deux là n'étaient pas faits pour s'entendre.

Deux industries, deux modèles de business, deux types de besoins.

Pourtant c'est la sécurité qui est en jeu dans les deux cas, à tel point qu'on les confond.

Parlez télésurveillance à un béotien, il s'imaginera qu'il y a des caméras dans l'affaire !

La vidéosurveillance : de la vidéo vers la gestion d'alarme


C'est compliqué : la vidéosurveillance est basée sur l'usage des caméras (avec des microphones quelquefois). Grâce aux réseaux informatiques elle permet de voir et d'entendre à distance ce qui se passe, en temps réel sur les lieux surveillés.

Aujourd'hui, grâce aux avancées de l'analyse des images (Vidéo Surveillance Intelligente) par les ordinateurs, la vidéo peut servir à générer des alarmes, par exemple en détectant un mouvement vers la droite dans une zone bien définie de l'image. De plus, des systèmes de détection d'intrusion et de contrôle d'accès peuvent être couplés aux caméras et envoyer des alarmes via les réseaux utilisés pour la vidéo et l'audio.

Tout cela fonctionne mais les contraintes sont encore importantes et résident principalement dans le besoin de bande passante réseau (grosseur du tuyau) et le besoin d'alimentation électrique de tous les équipements.

Pour autant, si on s'en donne les moyens ci-dessus, on peut surveiller à distance en vidéo et avec la réception des alarmes, dans un PC de vidéosurveillance.

La télésurveillance : des alarmes vers la gestion de la vidéo


Oui, à l'inverse, la télésurveillance qui existe depuis plus de vingt ans consiste à disposer des détecteurs de présence dans les lieux à surveiller et à transmettre les alarmes vers un centre de contrôle ou un opérateur va "traiter l'alarme".

La télésurveillance a utilisé le réseau téléphonique historique pour la transmission de ses alarmes et aujourd'hui, elle utilise aussi le réseau de téléphonie mobile, plus pratique car sans fil. Son gros inconvénient tient à la pauvreté des informations transmises lors d'une intrusion. Car jusqu'ici le réseau téléphonique n'autorisait pas un débit adapté au transfert d'image ou de vidéo. Dans le meilleur des cas, l'opérateur reçoit sur son "frontal" une alarme venant de la zone "X" du site "Y". Il s'empresse alors de dérouler les consignes d'alarme, sans "voir" ce qui se passe sur le site.

La télésurveillance grand public, qui s'adresse aux PME et aux particuliers a par ailleurs des contraintes de coût qui ont bridé son évolution technologique. Ce n'est qu'aujourd'hui, en 2008 que l'on voit apparaitre sur le marché des solutions incorporant des caméras dans les détecteurs de présence. Attention, il ne s'agit pas de caméras de vidéosurveillance, leur résolution (nombre de points) est limitée et l'image est encore en noir et blanc. Mais quoi, elles ont une autonomie de plusieurs mois et transmettent un petit film vidéo à l'opérateur de télésurveillanec quand leur détecteur est activé.

Ainsi s'accomplit le rapprochement de la télésurveillance et de la vidéosurveillance, la première venant de la distance et de l'alarme, la seconde du local et de la vidéo. Certains n'ont pas eu peur de créer un néologisme pour aider cet accouchement difficile : "télévidéosurveillance".